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Économie

Les sanctions contre l’Iran, un risque pour l’offre pétrolière, estime l’AIE

Énergie
OLJ
11/08/2018

Malgré l’accalmie actuelle sur le marché pétrolier, le retour des sanctions américaines contre l’Iran menace l’approvisionnement en brut de l’économie mondiale, a mis en garde l’Agence internationale de l’énergie (AIE) hier. Dans son rapport mensuel sur le pétrole, l’agence observe cependant un « retour au calme du marché » qui profite actuellement aux consommateurs.
Les cours ont en effet baissé ces derniers mois : le baril de Brent valait près de 72 dollars hier matin alors qu’il avait franchi la barre des 80 dollars en mai. Les craintes sur l’offre se sont apaisées dernièrement, avec une augmentation des productions saoudienne et russe, ainsi qu’un bond des exportations américaines. Mais l’AIE, qui conseille 30 pays développés sur leur politique énergétique, estime que cette accalmie « pourrait ne pas durer ». « Quand les sanctions pétrolières contre l’Iran prendront effet, peut-être conjointement avec des problèmes de production ailleurs, le maintien de l’offre mondiale pourrait s’avérer très difficile », et le maintien de marges de manœuvre adéquates serait menacé, met-elle en garde. Les perspectives pour le marché pourraient s’avérer alors « beaucoup moins calmes » qu’elles ne le sont aujourd’hui, estime l’agence basée à Paris.

Sanctions en novembre
Les sanctions ont été décidées par les États-Unis à la suite de leur retrait unilatéral en mai de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 avec les grandes puissances. Elles ont déjà été rétablies mardi dans certains domaines comme les transactions financières et les importations de matières premières, assorties de mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale. Elles seront suivies début novembre d’autres mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la Banque centrale.
Les précédentes sanctions contre l’Iran s’étaient traduites par une chute des exportations de brut de 1,2 million de barils par jour (mbj), mais « cette fois-ci, l’impact pourrait être encore plus sévère », selon l’AIE. Elle note aussi que si les inquiétudes sur l’offre se sont calmées pour l’instant, la production saoudienne a été affectée par un déclin surprise en juillet : elle a en effet baissé de 110 000 barils par jour (b/j) à 10,35 mbj, avec un déclin des exportations. Le royaume wahhabite s’était pourtant récemment engagé à accroître ses extractions pour limiter la hausse des cours. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont l’Arabie saoudite est le chef de file, s’était engagée fin juin, avec ses partenaires dont la Russie, à augmenter sa production.
D’autres pays membres de l’OPEP ont moins pompé d’or noir le mois dernier, à commencer par le Venezuela et la Libye, deux pays en proie à de graves troubles politiques. Cette baisse a cependant été compensée par une production plus importante des Émirats arabes unis, du Koweït et du Nigeria. Au final, la production du cartel est restée stable.
Source : AFP

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