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Batterie de griefs contre Tesla

Voitures électriques

Pour des véhicules coûtant plus de 135 000 dollars, les berlines de la marque sont plus souvent défaillantes qu’en bon état de marche.

OLJ
11/08/2018

« J’ai la voiture depuis huit mois et elle n’a roulé sans problème que pendant quatre jours » : comme nombre de Norvégiens, Yngve Solberg peste contre les pépins de sa Tesla X et la lenteur du constructeur à les régler.
Aucun pays au monde ne compte proportionnellement autant de Tesla que la Norvège, où plus de 26 000 modèles S et X sont immatriculés selon le site www.teslastats.no. Mais l’explosion des ventes ne s’accompagne pas d’une montée en puissance équivalente de l’appareil logistique, nettement sous-dimensionné. Le résultat est une attente interminable pour faire réparer ces véhicules électriques haut de gamme, un manque de pièces détachées, des difficultés à joindre le service clientèle et des plaintes en pagaille.
Passionné d’autos, Yngve Solberg a accumulé les ennuis avec sa Tesla X flambant neuve. Portes arrière facétieuses, suspension défaillante et, à chaque fois, plusieurs mois avant un rendez-vous au centre de services. « À cause des portes, je n’ai pas pu me garer à côté d’autres voitures pendant trois mois, ni dans le garage au boulot, ni à l’emplacement habituel devant ma maison. Et ça, avec une voiture à 1,1 million de couronnes (plus de 135 000 dollars) ! » s’indigne-t-il. Sur le forum de l’Association norvégienne de la voiture électrique, un autre propriétaire de Tesla confie avoir, de guerre lasse, emmené son véhicule à Copenhague pour faire changer un bras de suspension. Il attend aussi de nouveaux sièges… depuis 13 mois.
Et il ne s’agit pas de cas isolés. Une enquête, conduite par l’Association des propriétaires de Tesla, montre que 38 % des conducteurs sondés sont insatisfaits du service après-vente contre 57 % d’avis positifs. « Les Norvégiens ont de bonnes raisons d’être en colère contre Tesla », admet le fondateur et PDG du constructeur, Elon Musk. Pour lui, les problèmes pourraient cependant être « rapidement » résolus pour peu que la Norvège donne son feu vert au déploiement de fourgonnettes de service mobile, susceptibles d’effectuer les réparations à domicile. À cette fin, Tesla a engagé un dialogue avec les autorités pour voir comment adapter ce service à la réglementation nationale, qui a aujourd’hui une définition restrictive des ateliers automobiles.
Les déboires sont d’autant plus ennuyeux pour la marque que la Norvège fait figure de laboratoire mondial de la voiture électrique. Le pays, dont l’électricité est quasi exclusivement d’origine hydraulique, s’est fixé l’objectif de ne plus vendre de voitures à carburant fossile dès 2025. Alors, le constructeur met les bouchées doubles. « Les choses s’améliorent », note Satheesh Varadharajan, président de l’Association des propriétaires de Tesla. « C’est positif, même si nous restons un peu préoccupés pour savoir si ça va assez vite », conclut-il.
Source : AFP

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